[Valonie] Coutumes et traditions

Sommaire

  1. Fêtes
  2. Economie
  3. Politique
  4. Vie sociale
  1. Fêtes
  2. Février : Fête des morts : Plusieurs grands bûchers sont allumés dans la ville, avec des concerts et danses organisés autour. Les enfants et les adolescents aiment beaucoup ces festivités car ils peuvent exceptionnellement rester dans les rues toute la nuit. Le dernier jour de petites embarcations sont déposées sur le fleuve de Caastial avec des messages, objets et nourriture que les gens veulent envoyer à leur défunts. Mars : Fêtes des Lumières : Sur les différents îlots de la Kirk durant les 4 premiers jours de la deuxième semaine de mars. Des lanternes colorées sont déposées dans les rues, sur les appuis de fenêtres et sur les navires. Le dernier jour une procession religieuse dédiée à Andora a lieu le matin, les prêtres portant des lanternes dorées et la foule des lanternes d'argent et de cuivre. Le soir une procession dédiée à Lulimîn part du point culminant de chaque île et descend jusqu'à l'océan. Des offrandes sont déposées pour le dieu. Elles peuvent prendre la forme de plats à base de produits de la mer, de fleurs et d'objets d'artisanat fabriqués à partir de coquillage ou de ce que l'océan a pu rejeter sur les côtes. Avril : Nouvel an : Le 1er avril les Valoniens fêtent le nouvel an. Cela correspond au premier jour du mois suivant le printemps. Autrefois le nouvel an était fêté le jour du printemps, mais depuis que le calendrier s'est répandu les habitants ont trouvé peu pratique de changer d'année en cours de mois. Les places des villes et villages sont décorées de fleurs et de végétaux, des tables sont dressées et chargées de fruits et de viande. Les habitants se retrouvent sur les places, parfois toute la journée et jusqu'au lendemain. Sur les côtes il est de tradition d'offrir un poisson en métal (le métal dépendant de la richesse de celui qui l'offre) pour l'occasion. Course dans les Plaines Flamboyantes : Les familles nobles se rassemblent pour montrer leur valeur durant la dernière semaine d'avril. De grandes tentes aux couleurs familiales sont dressées. Cela se fait moins depuis la présence de l’Occinaru. Novembre : Fête de la pêche (L'Ichthus) : Bien qu’ils ne sachent pourquoi (changement d’un courant marin) la mer devient très poissonneuse à cette période. Ils en profitent pour inaugurer les nouveaux bateaux et mettre les poissons à l’honneur. Décembre : Fêtes des foyers : Durant la semaine du 21 chaque foyer organise des repas où la proche famille et parfois les amis intimes de la famille sont invités. Les invités apportent souvent une contribution au repas. Beaucoup de bougies et de lanternes sont allumées pour repousser l'obscurité et rendre les foyers chaleureux. Des décorations sont aussi installées pour contrer la rigueur de l'hiver. Il est également de coutume que les seigneurs locaux offrent des couvertures ou des vêtements chauds aux familles démunies, aux enfants en bas âge ou aux femmes enceintes. Des offrandes sont faites à Faëli.
  3. Economie
  4. La pêche : La pêche est l'une des ressources économiques les plus importantes, en particulier à Giroulte, le port le plus développé du pays, et en général sur toute la côte ouest. Le poisson circule dans tout le pays, même à l’intérieur des terres après qu'il ait été séché et salé. Tous les bateaux sont nommés et inaugurés par une « main innocente ». Un enfant doit jeter sur le bateau une jarre d’un alcool valonien, le bleufoy. Ce dernier est réalisé à partir de fruits fermentés dans le creux des arbres de Caastial, ramenés par les bleums. Il dégage une bonne odeur fruitée, relevée par du miel et des épices. Tout le monde peut travailler sur les bateaux, les femmes ne portent pas malheur et sont même les bienvenues car cela rajoute de la main d’œuvre pour les grandes pêches. De plus les femmes sont souvent entraînées à plonger pour récupérer les perles dans les récifs les plus au sud. La terre : La Valonie possède également une terre très riche et fertile. C'est entre autre ce qui a poussé la grande puissance d'Occinaru à venir s'implanter. Les cultures et les forêts sont souvent plus abondantes que dans les autres territoires et le minerai a permis un essor économique important dès l'âge de Bronze. Les montagnes d'Altla regorgent de mines, notamment celles d'Ursuia, qui sont actuellement les seules en activité car sécurisées. Cependant certains nobles auraient entendu une rumeur annonçant que l'Occinaru projetterait d'en ouvrir une autre. Les principaux minerais sont le fer, l'argent et, en moindre quantité, le cuivre et d'étain. On trouve également quelques filons d'aluminium, de platine, d'or et, plus rares, de plomb. Des mines de charbon ont également soutenu l'exploitation du minerai pendant une longue période mais se sont appauvries. A cause de la guerre les recherches de nouveaux filons ont été ralenties. Beaucoup de carrières dans les plaines flamboyantes permettent également à la Valonie, ou du moins à leurs exploitants, d'être assez riche. Depuis le rattachement à l'Occinaru de plus en plus de carrières passent en mains étrangères, ce qui n'enchante pas les nobles valoniens. Bien que facilement détruites par les carrières, il ne faut pas oublier la grande richesse que sont les fleurs écarlates des plaines flamboyantes. Bien préparés leurs pétales permettent de faire une belle teinture rouge qui sert particulièrement dans le textile. Enfin quelques pierres précieuses sont extraites des roches valoniennes, mais les Valoniens en ont soigneusement caché l'emplacement aux Occinariens lorsque ces derniers ont envahi le pays. L’esclavage : En Valonie l’esclavagisme existe depuis bien longtemps. Pour mieux comprendre toutes ses nuances un article est à votre disposition : L'esclavage en bref.
  5. Politique
  6. Peuple guerrier par tradition, la Valonie a toujours été morcelée en divers territoires dominés par des chefs de guerre. Il n’était pas rare que les différentes régions se battent pour élargir leurs frontières ou chercher davantage de vivres, voire des femmes ou de la main d’œuvre en faisant des prisonniers et des esclaves. Même lors des périodes de paix ou encore pendant la fête de fin d'avril toute occasion était bonne pour montrer sa puissance. La plupart des guerriers sont issus de familles nobles. Ils doivent consacrer leur vie à se battre et à guerroyer, il est donc mal vu pour un guerrier de pratiquer un métier autre que celui de la guerre. Ils vivent uniquement des dons et taxes tant qu'ils défendent leur territoire. Les guerriers les plus reconnus avaient toujours une place aux tables des seigneurs et pouvaient donc acquérir une certaine influence politique. Chaque territoire a ses propres lois, bien que certaines soient communes à toute la Valonie. Les seigneurs locaux ont donc une grande influence sur leurs terres. Les taxes et impôts sont locaux uniquement, bien que chaque seigneur doive en reverser une partie plus ou moins importante à son suzerain. De même ils tiennent leurs propres registres et rendent justice eux-même dans la très grande majorité des cas. Dans la plupart des territoires les impôts ne sont pas déterminés en fonction de la notion d'union ou de famille mais de personnes vivant au sein de la même maison. Pendant plus de cent ans la capitale et le centre névralgique du pouvoir furent implantés à Dragure. La grande cité fut l'une des plus fortes de Valonie. La tradition guerrière y est plus importante qu'ailleurs, ayant encore augmenté après les premières attaques de dragons (voir l'histoire Valonienne). Il est dit que femmes, enfants et vieillards sont prêts à se battre, à tuer pour défendre leur ville. La discipline que s'imposent les guerriers est plus dure qu'ailleurs et les manières sont également parfois plus rudes. Par exemple il est tradition de faire subir aux candidats à la Garde l’épreuve du virbriol, ils doivent survivre à la morsure d’un petit wyverne. Le poison est léger mais il peut être mortel selon la santé de l’homme. Lors de l'invasion de l'Occinaru le chef de guerre de Dragure fut tué dans la bataille. Bien que son successeur soit nommé assez rapidement, son fils ayant été désigné avant sa mort, l'Occinaru ne permit pas aux guerriers de continuer à garder la cité. Elle perdit donc sa puissance, devenant une ville fatiguée par les attaques continuelles des dragons. Suite à l'invasion de l'Occinaru la grande majorité des seigneurs et guerriers a perdu son influence politique. Parallèlement, le sens patriotique a repris le dessus sur les luttes de territoire et les Valoniens sont plus enclins à œuvrer ensemble pour reprendre la Valonie, ou au moins minimiser l'impact de l'Occinaru sur leur territoire. En savoir plus : Le rouge est une couleur de guerrier et donc de noblesse. Bien souvent les nobles vont porter du rouge, soit sur un vêtement entier soit dans un détail.
  7. Vie sociale
  8. Union et mariage : L'union et le mariage sont en Valonie deux choses distinctes. L'union est la plus fréquente et se fait dans un cadre religieux. Elle a une valeur traditionnellement plus forte car longtemps la Valonie a été découpée en territoires semi-indépendants et les démarches administratives s'arrêtaient souvent au territoire dans lequel elles étaient faites faute de registres d'état, tandis que les rites religieux dépassaient les frontières. Le mariage quant à lui est d'un ordre plus administratif. Le mariage et l'union peuvent être faits conjointement, ou un seul des deux peut être choisi. L’union se fait devant un autel dédié à Faëli, avec un lien que le couple doit garder une semaine. Ce lien est fait avec une plante qui, associée à la magie, laisse une trace à vie sur la peau. Il peut se faire sur le poignet ou la cheville. Chaque union laisse des traces différentes sur la peau. La tradition est de faire ensuite un pèlerinage de tous les autels de Phéiara afin de prier pour la fertilité. Il est interdit de s’unir entre personnes du même sexe car l'union doit tendre à établir un héritage et une descendance. Dans les villages ruraux la notion de communauté est plus forte qu'en ville et l'union est d'autant plus significative. Elle affiche une distinction claire entre la personne qui est unie à l'autre et le reste de la communauté. Le lien est, en théorie, indéfectible, comme la fidélité. Il indique que l'autre passera avant la communauté quoi qu'il arrive ou presque. De plus la Valonie est un pays d'hommes au caractère trempé et n’acceptant pas l’échec, aussi renier cet acte religieux est très mal vu, voire souvent banni par la société. Vouloir rompre le lien peut passer pour de la lâcheté, ou parfois même pour une trahison envers les grands principes de la société. Pour ces raisons, le mariage est préféré dans de nombreux cas. Les plus fréquents sont la mise en commun d'intérêts économiques, la transmission du prestige d'un nom en échange d'un patrimoine et les alliances de familles de haut lignage. Ils sont majoritairement pratiqués dans les grandes villes, bien que l'union reste fréquente. Parfois après un certain temps des personnes unies par le mariage peuvent décider de pratiquer l'union car elles sont tombées amoureuses ou l’étaient déjà avant. Rupture de l'union : La mort d'un conjoint, selon l'âge et le rang social de la personne restante, peut entraîner la nécessité de rompre l'union. S'il s'agit d'une personne noble sans enfant il y a de fortes chances pour que la famille cherche un autre parti. Le plus souvent un mariage pourra être arrangé en gardant la trace, mais parfois la famille du défunt s'y opposera par respect pour le mort, ou même la personne restante pour ne pas trahir l'autre. Le nouvel époux ou sa famille peuvent également refuser d'être liés à une personne toujours liée à une autre famille. L'effacement se fera alors dans une grande discrétion, n'étant que peu toléré par la communauté. Dans le cas de crimes graves commis par l'un des époux et reconnus en jugement, le lien peut être effacé officiellement et sans discussion. Malheureusement dans le cas où un conjoint maltraite l'autre ou les enfants il y a peu de possibilités, la société étant aveugle sur ce point car refusant d'admettre qu'on puisse trahir un lien établi devant un dieu ou faire du mal à quelqu'un qu'on doit aimer. De plus en Valonie tout le monde est considéré comme pouvant se défendre et la notion de victime au sein d'un foyer n'est pas réellement admise. De même si le compagnon ou les enfants maltraités en viennent à en mourir cela sera jugé comme accident, ne voulant pas mettre en lumière cet acte abominable. Il arrive donc, dans les cas les plus extrêmes, que l'époux maltraité quitte le foyer, parfois avec ses enfants. Il doit alors partir suffisamment loin de sa communauté pour échapper à son jugement, car en réalisant l'union il aurait du savoir ce qu'il faisait. Les traces laissées par la plante ne peuvent être effacées que par la magie mais cela coûte souvent très cher de trouver un mage pour le faire, car ils sont rares à l'accepter. Beaucoup demandent également une solide justification. Il existe une procédure alternative à la rupture. Lorsque le nouveau couple ne peut pas ou ne veut pas rompre le lien existant, il peut accomplir une cérémonie de demande au défunt puis établir un nouveau lien. Ils choisissent généralement la cheville, plus discrète. Foyers : En Valonie une certaine liberté existe au sein des foyers pourvu que les intérêts de la communauté soient respectés. Ainsi il n'est pas obligatoire de procéder à un mariage ou à une union pour vivre avec une autre personne, en couple ou non. Un foyer est constitué de personnes vivant sous le même toit, quel que soit leur lien. Très souvent les jeunes gens en quête d'indépendance et en ayant les moyens vont construire une maison ou essayer d'en acheter une et partager les frais soit avec des employés qu'ils logeront soit avec des amis, à l'image d'une collocation. Cette collocation s'arrête souvent lorsqu'une véritable famille se constitue et que la place manque, mais dans les grandes maisons elle peut se poursuivre tant que les autres n'ont pas les moyens d'avoir leur propre foyer. Il n'est également pas rare de voir des échanges entre couples si l'entente ou les intérêts communs n'y sont plus et qu'aucune union n'a été prononcée. Les enfants appartiennent à la communauté et non à une seule mère ou un seul père. En cas de séparation les filles iront le plus souvent avec leur mère et les garçons avec leur père mais parfois l'un ou l'autre offrira plus de garanties et sera mieux vu par la communauté pour élever les enfants. Les enfants sont facilement pris en charge par la communauté et les parents seuls auront facilement de l'aide pour les garder ou aider à les élever. L'adoption est quelque chose de naturel pour les Valoniens. Funéraire : Proche des côtes, les morts sont déposés sur des barques mortuaires décorées de tissus de toutes les couleurs. Chaque membre de la famille et ami accroche un des morceaux de tissu et chaque couleur a un sens, représentant un caractère ou un état de la personne. Toute une symbolique autour du dieu de la mer et de ses petits dieux, qui aideront dans la traversée du défunt jusqu’à être reçu par le dieu de la mort, est organisée. Dans les terres la crémation est majoritaire. Les restes sont enterrés près des habitations, dans des belles céramiques décorées. Un arbre est planté dessus dans l’idée d’un renouveau de la vie. Des objets peuvent être enterrés avec le défunt, différents selon la classe sociale.

Mis à jour le 26/08/18 à 20h26