[Valonie] L'esclavage en bref

Durant les cent cinquante premières années de son histoire la Valonie vécut dans une paix relative, les clans se disputant sans entrer en guerre ouverte. Puis le sang chaud et l'esprit vindicatif des Valoniens les entraînèrent dans des affrontements claniques qui inévitablement furent suivis de leurs lots de prises de guerre, et en particulier de prisonniers. Les premiers esclaves furent des trophées de ces affrontements, des guerriers redoutables capturés et exhibés comme preuves de la domination d'un clan sur un autre, ou encore des chefs d'armée ou de clans. Si la plupart n'avaient pour rôle que de servir de faire-valoir, il en fut certains qui furent utilisés comme gardes du corps ou même conseillers lorsque leurs maîtres eurent la sagesse de profiter de leurs capacités exceptionnelles. Au fil du temps pourtant d'autres esclaves furent capturés lors des victoires, servant de tribut pour rembourser les dommages causés par le clan adverse ou étant simplement pris pour remplacer une main d'oeuvre tombée au combat. Pendant longtemps seuls les hommes et femmes en provenance d'un clan adverse furent soumis à cet état mais dans les clans les plus rudes les natifs commencèrent à risquer l'esclavage lorsqu'ils se rendaient coupables de crimes trop graves envers leur communauté ou leur seigneur. Ils restaient marginaux mais la pratique se répandit dans près de la moitié des clans du royaume après quelques dizaines d'années. Les différentes factions de la Valonie tenant plus que tout à leur indépendance bien que se sentant fondamentalement appartenir au royaume et jurant allégeance sans hésitation à son dirigeant, plusieurs siècles passèrent sans que quiconque ne songe à légiférer l'esclavage. Ce fut en 922 que les textes applicables dans l'ensemble du pays furent édictés. Relativement simples et basiques, ils ne révolutionnèrent pas le statut de ces prisonniers mais permirent de limiter les abus dénoncés par bien des sages. Ces lois, encore en vigueur aujourd'hui, sont les suivantes :
  • Aucun enfant ne doit subir l'esclavage. Les enfants de deux esclaves ou d'un esclave et d'une personne libre seront obligatoirement libres.
  • La mise en esclavage d'un homme ou d'une femme ne peut être que la conséquence d'une prise de guerre ou d'un crime grave.
  • Les esclaves condamnés après un crime seront obligatoirement libérés après la durée de la peine prononcée, sauf s'ils ont commis un crime puni par le même châtiment.
  • Les esclaves doivent être maintenus dans un état d'hygiène suffisant pour éviter la propagation de maladies.
  • La possession et la vente d'un esclave doivent être obligatoirement déclarés.
  • Détenir un esclave en contrevenant aux lois sera puni d'une mise en esclavage à vie.
Au delà des lois les habitudes fortement ancrées en Valonie et partagées par tous forment une base tacite quant au sujet des esclaves. Ils sont divisés en trois catégories, les trophées, les tributs et les condamnés. Les traitements seront souvent très différents selon la provenance d'un esclave. Les trophées peuvent être traités avec respect et même manger à la table de leur seigneur et bénéficier des mêmes plats, parfois même d'une vie de famille. Les tributs sont souvent relégués aux tâches domestiques et sont considérés comme des subalternes des domestiques la plupart du temps. Les condamnés quant à eux sont méprisés et traités en conséquence, relégués aux travaux les plus pénibles ou avilissants. Concernant ces derniers ils sont surtout utilisés dans des mines ou des industries utilisant des produits dangereux, ou encore dans des casernes pour les tâches les plus indignes. Leurs crimes leur vaut la méfiance des habitants, qui ne les accepteraient pour la plupart jamais chez eux et encore moins à proximité de leur famille. La prostitution des esclaves est assez rare et ne concerne que les grandes villes ou des cas particuliers ne s'ébruitant pas. C'est une chose assez mal vue car jugée trop déshonorante pour les trophées et les tributs et beaucoup sont dégoûtés par les criminels. Pour finir il existe quelques cas d'esclaves rendus célèbres par le destin qui a suivi leur mise en servitude. Ulrîn Shar finit par épouser la fille d'un chef de clan et par régner lorsque son beau-père décéda, Vashril combattit pour son seigneur et fut libérée avant de devenir l'héroïne de nombreuses épopées et Axil laissa des poésies et des textes philosophiques encore étudiés actuellement.

Mis à jour le 02/01/18 à 23h45